7 CONFIDENCES D’UN PSY – Stéphane Migneault, psychologue

7 CONFIDENCES D’UN PSY

Oh my God! Jamais je n'aurais pensé faire cela un jour: répondre dans un blogue à des questions personnelles telles que:  

  • «Est-ce que j’ai déjà souffert d’un problème de santé psychologique?»
  • «Pourquoi suis-je devenu psychologue?»
  • «Ai-je déjà fait moi-même une psychothérapie à titre de client?»
  • «Comment j’arrive à décrocher après mes consultations?», « Qui est mon auteur préféré en psychologie? »
  • «Et si je n’avais pas été psychologue, qu’est-ce que j’aurais aimé faire comme travail?»
  • «À quoi ressemble une journée typique dans la vie d’un psychologue?».

Voici donc les réponses à ces questions. En espérant que le tout vous soit utile!

La réponse: oui. En 1997-1998, alors que je faisais ma première année d’études en psychologie, j’ai souffert d’anxiété. Les symptômes: inquiétudes difficiles à gérer, tensions musculaires, sensation d’être à bout, sentiment de danger imminent, etc. C’était très inconfortable. Je ne souhaite cela à personne. Cette année-là, j’ai vécu plusieurs adaptations: déménagement, première expérience de cohabitation (avec trois colocs!), première année d’études universitaires. Autres facteurs qui n’aidaient pas: je négligeais les activités sociales et les divertissements; je faisais peu d’exercice physique. Je ne connaissais pas grand-chose aux techniques de relaxation à cette époque. Il manquait nettement un équilibre dans mes sphères de vie. Bref, toutes les conditions étaient réunies pour que j’éprouve anxiété et fatigue. Ce n’est peut-être pas un hasard si, aujourd’hui, je tiens à faire de la prévention en matière de problèmes de santé psychologique au moyen de conférences. J’encourage les gens à équilibrer leurs sphères de vie: relations, famille, travail/études, santé, finances, etc.

2) Pourquoi suis-je devenu psychologue?

En 2e secondaire, il y avait dans ma classe une élève, Mélanie (un pseudonyme), qui était habituellement première de classe. Elle était introvertie, timide et studieuse. En 3e secondaire, elle était avec moi dans le cours de mathématique. Un jour, j’ai aperçu sa note au premier examen: 72 %. «Hein? Quoi? Elle a eu 72%. Ça ne se peut pas!», me suis-je dit. Je lui ai alors fait part de mon étonnement. Elle m’a alors raconté qu’elle vivait une période difficile: ses parents venaient de divorcer, elle était en conflit avec sa mère avec qui elle vivait, son frère lui tombait sur les nerfs, etc. Je l’ai écoutée attentivement. C’était pour moi extraordinaire d’avoir accès au monde intérieur d’une personne. Je n’ai d’ailleurs jamais oublié le sentiment que j’ai ressenti à ce moment. C’est alors que l’idée de devenir psychologue a commencé à germer dans mon esprit. Cette idée ne m’a pas lâché par la suite, même si d’autres domaines d’étude m’intéressaient beaucoup.

3) Ai-je déjà fait moi-même une psychothérapie?​​​​

En 2001, j’ai eu la chance de faire l’expérience – très libératrice – d’une approche dite psychocorporelle. Je dois avouer que cette thérapie a été, sans contredit, un des meilleurs investissements de ma vie. Aujourd’hui, je ne pourrais pas faire mon travail de psychothérapeute si je n’avais pas fait ce «ménage émotionnel» au début des années 2000. Je pourrais vous parler pendant des heures des bienfaits et des changements survenus grâce à cette thérapie.

En 2005 environ, j’ai consulté une psychologue en raison d’un vieux deuil non résolu. Elle a utilisé l’intégration par les mouvements oculaires pour m’aider à résoudre ce deuil. Et cela a fonctionné! Convaincu de la valeur de cette technique, je l’utilise souvent pour aider ma clientèle.

Bref, on a tous un certain ménage à faire dans notre boîte à émotions!

4) Si je n’avais pas été psychologue, quel autre travail aurais-je aimé faire?  

J’aurais aussi aimé être professeur de biologie ou de français. Eh oui! J’aime apprendre et ensuite partager mes connaissances. Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, j’anime des conférences et que j’écris des articles de blogue à titre de psychologue. C’est une occasion pour moi de partager des connaissances avec vous. Je me compte chanceux de pouvoir diversifier ma pratique professionnelle.

5) Comment est-ce que j’arrive à décrocher après une consultation?

Même si mes clients me parlent d’expériences de vie traumatiques, j’arrive en général à décrocher facilement après mes consultations. Heureusement! Sinon je serais à risque de vivre un épuisement professionnel.  

Vous vous demandez peut-être quels sont mes trucs pour décrocher? Écouter des émissions d’humour, bouger (environ 30 min par jour), écouter de la musique, aller au cinéma à l’occasion, cuisiner, entretenir mon réseau social, dire des niaiseries, méditer, prendre soin de mon sommeil et rédiger des chroniques dans mon blogue! 

Comme je suis mon propre outil de travail en quelque sorte, j’ai la responsabilité de prendre soin de ma santé mentale et physique, et de me maintenir, autant que possible, un bon équilibre de vie.

6) Quel est mon auteur préféré en psychologie?

Sans hésiter, je dirais le psychologue étatsunien Arthur Janov. Sa théorie primale m’a beaucoup éclairé sur le fonctionnement de l’esprit humain. Sa théorie et ses exemples cliniques percutants m’ont fait prendre conscience à quel point les traumatismes et les carences affectives précoces influent sur notre personnalité, nos motivations, nos comportements, notre façon de percevoir et nos troubles psychologiques. Dans ses derniers ouvrages, il s’appuie sur les découvertes en neurosciences et en biologie.

Je déplore le fait que cet auteur soit si peu connu aujourd’hui du grand public et des psychologues du Québec. Lors de mes études universitaires, j’ai entendu son nom une seule fois dans un cours d’histoire de la psychologie à la première session. Le professeur classait ce psychologue parmi les «néo-freudiens». Rien de plus n’a été mentionné à son sujet. Dommage. Par chance, lors de mes études de maîtrise, un ami passionné de psychologie m’a fait découvrir cet auteur. Je lui en suis très reconnaissant.

Vous aimeriez lire quelques livres de Janov? Je vous suggère ceux-ci:

  • Le corps se souvient 
  • Prisonniers de la souffrance
  • caret-right
    La biologie de l'amour
  • caret-right
    L'amour et l'enfant

7) À quoi ressemble une journée typique d’un psychologue?​​​​

Les psychologues en pratique privée ont la liberté d’organiser leurs journées comme ils veulent. Pour ma part, j’offre des consultations du lundi au jeudi. Voici à quoi ressemble une journée typique:

  • Entre 8h30 et 11h: je mets mon téléphone mobile en mode avion. Je ne rencontre aucun client. Je consacre habituellement ce temps à me documenter: lecture de livres ou d’articles, ou écoute d’un webinaire ou d’un documentaire. Cela me donne des idées pour mes articles de blogue ou pour des conférences. Parfois, je prends ce temps pour améliorer mes conférences déjà conçues. Bref, en avant-midi: documentation et création!
  • 11h: je rencontre mon premier client de la journée. Après chaque consultation, je prends quelques minutes pour rédiger une note dans le dossier du client.  
  • caret-right
    Entre midi et 13h30: je prépare le dîner, je déguste le repas et me repose quelques minutes. Confidences: je mange peu ou pas de produits céréaliers le midi (j'en mange le matin et le soir). Je privilégie les légumes (crus et/ou cuits) et une source de protéines (ex.: poisson ou légumineuses) au repas du midi. Ainsi, je me sens plus alerte et en forme en après-midi pour mes consultations.
  • caret-right
    En après-midi (de 13h30 à 16h): je rencontre deux clients. Je prévois souvent 90 minutes par personne, au cas où j’utiliserais l’intégration par les mouvements oculaires (IMO) avec le client. Les gens en arrêt de travail ou à la retraite apprécient avoir leur rendez-vous en fin d’avant-midi ou en début d’après-midi, en dehors des heures de trafic!
  • caret-right
    En fin d'après-midi (de 16 h à 18 h): je prends une collation (ex.: fruit et noix); je réponds à des courriels ou à des messages vocaux. Ensuite, je fais environ 30 minutes d’exercice physique afin de m’oxygéner.
  • caret-right
    Entre 18h et 19h30: je prépare le souper (eh oui, j’aime cuisiner!), je prends le repas en bonne compagnie puis je me change les idées (ex. : émission d’humour à la télé) avant de reprendre le travail en soirée.
  • caret-right
    De 19h30 à 21h: dernière consultation de la journée. C'est le moment de la journée que je préfère pour pratiquer la psychothérapie. Étonnant n'est-ce pas? Je reçois souvent des travailleurs qui n’ont pas le temps de venir à mon bureau le jour.
  • caret-right
    Après 21h: je décompresse en écoutant un film ou en allant prendre l’air quelques minutes quand la température le permet. Il m’arrive de méditer quelques minutes avant de me coucher.

Comme vous pouvez le constater, mes journées, même si elles sont bien remplies, comptent des moments pour...

  • les divertissements;
  • les relations interpersonnelles;
  • caret-right
    la relaxation;
  • caret-right
    l'activité physique.

Un esprit sain dans un corps sain: une devise qui me plaît!

En conclusion

Je vous en ai dit beaucoup sur moi. J’espère que ces confidences ont pu vous être utiles, vous inspirer, sinon vous aider à vous endormir! Ah! Ah! Ah! 😊

Merci de laisser un commentaire!

Stéphane Migneault
Psychologue, auteur et conférencier

UN CADEAU POUR VOUS

J’ai résumé pour vous le livre Cocktail toxique: comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau. Ce livre a été écrit par Barbara Demeneix, biologiste de réputation internationale spécialisée en endocrinologie. Pour télécharger le résumé, visitez le https://stephanemigneault.com/perturbateurs-endocriniens/

Vous y trouverez notamment de nombreux conseils pratiques pour vous protéger des perturbateurs endocriniens. Vous serez aussi abonné à mon infolettre dont vous pourrez vous désinscrire en tout temps.

Stéphane Migneault

Stéphane Migneault est psychologue. Il pratique la psychothérapie en bureau privé à Québec. Désireux de contribuer à la prévention des problèmes de santé psychologique, il anime des conférences et ateliers en entreprises, des colloques et des congrès. Il offre aussi de la formation et de la supervision clinique à des professionnels de la santé mentale (psychologues, travailleurs sociaux, sexologues, psychoéducateurs, etc.). Enfin, il a collaboré à l’écriture de deux ouvrages collectifs : Fibromyalgie, quand tu nous tiens! et Fibromyalgie : carnets pratiques. Vous pouvez le suivre sur Facebook et sur LinkedIn. Comme conférencier et auteur, il est apprécié pour sa simplicité, son professionnalisme et l’utilité de ses conseils.

>